dimanche 26 août 2018

"Du pain et des liens" au four à pain du Parc Duden à Bruxelles


C'est mon ami Roland qui est à la base de la création du four à pain 
dans le fenil adjacent le local scout. 


Mais était-ce vraiment un fenil anciennement car depuis si longtemps cet espace était au fil du temps devenu, tout d'abord un appentis à bois pour devenir un squat temporaire pour des sans abris de passage.

Roland dans son habit (de lumière) de boulanger.

Le domaine (actuellement le parc Duden) appartenait initialement aux édiles de Belgique qui l'avaient cédé à des familles aristocratiques Belge. Finalement abandonnée cette propriété  de la donation Royale devint un parc public sur la commune de Forest et qui est à présent géré par l'IBGE (Institution bruxelloise de gestion et d'environnement).
Voici pour le contexte de ce beau parc faisant le lien entre le bas et le haut de Bruxelles ce qui aussi explique les vallons et encaissement de ce qui est également un espace semi forestier...avec des grands arbres de hêtres et une végétation de bois.

Mais revenons à notre sujet d'aujourd'hui, 
la confection de pains aux levains dans ce lieu bucolique


L'atelier de ce samedi 25 août est animé par Cédric accompagné d'un autre boulanger artisanal et l'encadrement est assuré principalement par Roland et Alain. Bien avant 9h30 la tente atelier de 6x4m avec parois (on ne sait jamais  et pour parer à quelques éventuelles gouttes de pluies ... nous sommes en Belgique tout de même) est montée, 
les tables et tout le matériel s'y trouve aussitôt disposé.

De gauche à droite, l'accompagnateur boulanger du jour, Cédric et Alain.

Les participant-e-s au nombre (limités) de dix arrivent déjà dans la bonne humeur calepin et crayon dans les mains...histoire de ne rien rater de l'initiation. Moi, je n'aime pas trop écrire car je préfère écouter et agir...ce que notre chef-boulanger a bien saisi puisque  les ingrédients et la confection sont imprimés et résumés, il nous suffira donc d'y ajouter les détails et annotations personnelles.


Une partie des apprentis boulanger (dont je suis) ont déjà tentés de faire du pain avec 
plus ou moins de réussite mais c'est presque la fin de l'été, et parfaire les techniques
 de boulange sont bienvenues avant la saison froide et casanière propice 
aux travaux culinaires.

Avant d'aller plus loin et pour ne pas décourager le lecteur 
apprenti-boulanger intéressé voici résumée la recette donnée à cet atelier:

Cuisson DUDEN - 25 août 2018 - CEDRIC

Ingrédients pour 24 pains de +/-1 kilo:

- Eau = 300cl. x 24 = 7,2 litres / 2 = 3,2 litres d'eau mise à chauffer
- Levain = 160gr. x 24 = 3.840 gr.
                 (le levain se compose pour moitié d'eau et de farine, soit: 
                  -1,920 litres d'eau +1,920kg de farine)
- Farine = 500gr. x 24 = 12 Kg.
- Sel (de soude ou marin) = 10gr. x 24 = 240 gr.
                (NB: des graines aux choix peuvent être ajoutées... pavot, sésame grillé, etc.

Ingrédients pour 1 pain de plus ou moins 1 kilo:

- 300g eau, 160g levain, 500g farine, 10g de sel, 30g de farine de confection.

Remarques...avant la mise en oeuvre:

- L'eau (sans calcaire) doit être à une température comprise entre 36 et 44°
- Le levain est à la température de la pièce 18 - 22° (infos levain ci-après!)
- La farine est 'bien entendu' bio et au choix, froment 70%; seigle; épeautre, ou un mélange
- Le sel est marin (fin ou cristaux) ou de soude écologique
- Les graines (ajoutées en fin de mise en boule) sont souvent préalablement grillées
- La confection nécessite de la farine de manutention

Actions:

1er étape,
Verser dans l'ordre dans le pétrin:
- La farine et le sel qui sont tout de suite mélangés;
- Le levain;
- L'eau ( tiède à la température du corps)


2e étape, pétrissage

Malaxer les ingrédients à la main en écrasant les grumeaux jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Cette première opération est juste le mélange et doit donc être aussi brève que possible.


3e étape, première levée
Laisser monter cette première pâte plus ou moins 40 minutes

4e étape, brassage
Reprendre la pâte, la replier, l'abaisser dans de larges mouvements de brassage

Entre-temps...

Pendant cette phase de confection des pâtons le four est mis en chauffe avec du bon bois de combustion (ici du châtaigner), et avec la porte ouverte pour assurer un bon tirage. 
La température à la sol (plancher de dalle réfractaire) va atteindre plus de 400° et la voûte va se pyrolyser pour devenir toute blanche, signe que le four est bien en température. 

NB: Avant la phase d'enfournement, avec une sonde, 
il faudra vérifier que la chaleur globale oscille autour de 260°. 
Le test farine projeté sur la sol  qui ne doit pas grillé est aussi un bon indicateur de chaleur du moment propice à l'enfournement.

Les braises incandescentes seront ôtées et  la sol bien nettoyée à l'eau avec un torchon sur perche.
Un pare-feu  empêche la projection des éclats de feu!

5e étape, deuxième levée

Laisser reposer/monter la pâte pendant plus ou moins 1/2 heure


6e étape, façonnage

Séparer en boules (pesées de 1kg), ajouter les graines et bouler sommairement
              NB: ce premier façonnage est assez bref il nécessite au préalable d'étendre de la farine sur le plan de travail.


7e étape, enfariné et repos
Fariner légèrement les boules de pâtons et les couvrir d'un linge, laisser monter 1/2 heures

8e étape, le boulage

Confectionner les boules définitives = boulage et les placer dans dans les bannettons
(panier d'osier recouvert d'un tissu de coton ou de lin cousu) préalablement farinés, puis
laisser monter les boules formées à peu près une demi heure ou plus en fonction de la température atteinte du four à au moins 250° à l'enfournage.





Four de briques anciennes avec voûte de briques-sable-chaux. Capacité de 30 pains.

9° étape, la cuisson

Enfourner les boules qui au préalable doivent être entaillées "signées", mouillées et farinées
             NB: Les entailles (au nombre de trois minimum) permettent au pain de se libérer (sans se déchirer) de la pression/levée occasionnée par la brusque chaleur du four.


10° étape, défourner

Après plus ou moins 40 minutes retirer les pains du four après avoir vérifié qu'ils sont bien cuits en "toquant" le dessous qui doit renvoyer un bruit mat/sec.
Mettre les pains à refroidir au repos sur le tranche (dans une boulangère ou sur des claies) durant au moins deux heures. 
Le pain ainsi préparé développera tout sont arôme et son pouvoir nutritif dès le lendemain.

Bon appétit!

La confection du levain: 

Le levain est le ferment qui va permettre à la pâte à pain de lever et permettre au pain achevé de développer tous ses arômes et ses qualités nutritives. 
Le levain prêt à l'usage aura été réalisé en deux étapes distinctes.

1er étape, 
Dans un bol avec couvercle mélanger 1 part de farine et une part d'eau (non calcaire) et si possible y ajouter un petit peu de miel ou le fond d'une bonne bière de haute fermentation.
Les quantités sont à cette étape assez réduites, 50gr de farine + 50cl d'eau et le ferment,
 le tout est bien mélangé.

Un petit bol de conservation et un plus grand pour le rallongement/rajeunissement en 2em étape du levain

C'est à présent qu'il va faire son oeuvre car il faut agiter le bocal régulièrement jusqu'à l'apparition de bulles (preuve que le levain vit) ce qui peut prendre plus de 8 jours.
La base du levain est prête et se conserve ensuite au frigo!

2e étape,
Réveiller et allonger son levain jusqu'à la quantité souhaitée
Successivement rajouter régulièrement une part de farine et une part d'eau, malaxer et laisser reposer à température ambiante. Le rythme des rallonges se fait suite au constat que le levain bulle et cela jusqu'à l'obtention du poids nécessaires.

NB: Il ne faut pas ajouter de sel au levain. Le levain se conserve au frigo maxi. 15 jours et doit être souvent mélangé car sinon les composantes se divisent. Passé ce délai le levain va perdre ses bonnes qualités et son goût incomparable! Ne pas oublier de prélever une partie de ce levain pour les fois suivantes de confection du pain.


...malgré le soin que j'ai rapporté aux informations reçues et ici transmises, je ne peux que vous conseiller de participer à un atelier de confection de pain car chaque artisan à sa propre méthode et même si les ingrédients se ressemblent, la mise en oeuvre est souvent une affaire d'expérience et de pratique personnelle...sans compter l'équipement de cuisson qui modifie beaucoup les résultats obtenus!







mardi 29 mai 2018

La ville nouvelle et les moineaux...aux jardins!


I. Au jardin potager ce début d'été 2018 sec et incroyablement ensoleillé !



Ici...point de barbelés, juste des barrières de châtaigner, 
des haies de troène avec tout de même un muret mitoyen pour 
contenir la curiosité du voisin, du merle, du moineau, du pigeon et j'en passe!


Rouge et vert sont complémentaires!


Se rouler dans les foins avec le soleil pour témoin...!


Rosier hybride de Moschata et jasmin étoilé s'associent 
pour envelopper ce nichoir pour trois familles de moineaux.



Une bonne alternative au lierre d'Irlande parfois trop envahissant!


Seigle, vesce et coquelicots sauvages en pagailles!


Piste d'atterrissage et de quêtes nourrissantes 
... avant le décollage à grands cris moqueurs!


Ah se percher sur l'arcade et observer avant de
... s'envoler en poussant des grands cris effrayés!


Des maisons de plantes, des maisons d'oiseaux et de 
multiples gîtes à insectes et d'autres logis bien cachés...


dans les fourrés!


La mare est sécurisée par une grosse branche de cornouiller et
tous les oiseaux s'y réunissent pour des bains... et des barbotages.


1,65 are mais quelle profusion d'espaces variés dans le jardin,  
avec des petits arbres, arbrisseaux, arbustes, petits fruits, herbacées à fleurs et graminées...un peu de tout pour la biodiversité appréciée des oiseaux!


Perchoirs et cachettes de jeux  pour les oiseaux
entre la haie mitoyenne et la haie vive buissonnante.


Des patates et du sarrasin en alternance...
c'est un nouvel essai au pied d'un cerisier!


Les tomates sous la tonnelle en arcade et les courges 
diverses n'auront qu'à bien se soutenir..les tuteurs veillent!


Bientôt les concombres et les cornichons partiront à l'assaut des filets tendus.


Un parterre de roses anciennes...juste pour le plaisir visuel et les parfums éphémères.


Les "twins", Rosette et Rosetta semblent ne
 faire qu'un en duo avec la terre!


La poule "Nigrio"  surveille les petites nouvelles
 poulettes qui s'ébouriffent de poussière de terre.


Les vignes installées profitent pleinement du soleil 
et de la chaleur emmagasinée des murs.


Pommiers et poiriers en "contre-espalier" avec en détaché un figuier. 
Les plantes de tomates  installées en avant-plan sont soutenues par des fils tendus entre piquets. Notez que dans cette exposition plein soleil les pieds de fruitiers sont ombragés 
et l'humidité de la terre est ainsi préservée.


Pommes de terres en alternance avec du sarrasin au pied d'un 
cerisier encadré par deux citronniers (Citrus Limetta 'Pursha').


Les plants de tomates en godets en attente des plantations.


Sur cette image, se trouve un ensemble de plantes indigènes qui 
constituent une haie vive de moins de 180 cm. de hauteur. 

Entre le tronc du bouleau blanc et l'angle de la serre bricolée:

Aubépine à un style, hêtre de la forêt, troène, cornouiller sanguin, saule noir, érable champêtre, et superposés... un fusain d'Europe et une bourdaine. 
A l'arrière plan se trouve un conifère (thuya), une haie de clématites des haies, 
un noisetier pourpre et un pommier sauvage ( malus sylvestris) avec le lierre d'Irlande 
également présent en un tout biotope  "pro-moineaux" assurément!


II. Au jardin potager quelques semaines + tard au coeur de l'été.



La sécheresse est passée par là, faisant de la place à des nouvelles plantes comme ces tomates 'cornue des Andes' déjà bien développées et truffées de plants de basilic.


Partout se trouve des plants de tomates en pots...


L'arcade s'est garnie d'une clématite, d'un rosier
et se trouve en compagnie d'haricots à rame saisonniers!


Et le parterre de pommes de terres s'est encadré 
des messicoles  spontanées revenues de l'année passée.


Et comme  si cela ne suffisait pas une nouvelle mangeoire 
glanée au vieux marché se trouve  à présent attablée!


La tanaisie a bien profité de l'été pour devenir un massif imposant...
qu'il me faudra contrôler pour la nouvelle année.


Les poivrons Bulgare et d'Italie se sont cependant réfugiés 
en serre histoire de parer  aux aléas des saisons du nord.


Futés les cornichons encadrés des courges pendues haut et court!


Et les cocottes caquettes...
"Mais que font tous ces cornichons dans mes carrés réservés"?


Si ces tomates se trouvent à portées de nos becs...arrive ce qui arrivera!


Entre-temps, nous rentrons à la maison qui sommes toutes fait moins 
"Jungle impénétrable"!


Après quelques hésitations, puisque notre coq serait-il là 
pour nous avec notre pitance du soir!? 


C'est ici que la pesanteur de cet été prodigue "pose problème"
...nos branches vont-elles supporter nos grappes  musquées!?


Même les arbres fruitiers se sont fort honorablement développés!


Au choix...celle du dessus ou celle du dessous!


Mais plutôt celle-ci glanée au vieux marché...
que les oiseaux prudents hésitent à honorer.


Les bandes de moineaux du jardin!


Allez c'est la fin de la journée, il faut que je rentre chez moi!


Après un dernier regard sur les légumes juste un peu mouillés...


ce soir par un petit crachin  bienvenu...histoire de ne rien regretter 
et de tout quitter, pour regarder Belgique / France à la télé!
Ce 10 juillet 2018.