mercredi 2 août 2017

Un jardin de ville pour Moineaux à Bruxelles - Forest






Aspect général du jardin dont le mur latéral est exposé plein sud.
Il s'agit d'un espace rectangulaire tout en longueur  de 20 mètres x 6,50 de largeur. L'extrémité du fond se termine par un triangle rectangle de 5 x 6,5 x 8 mètres en prolongement.Le jardin est cerné par le mur d' un entrepôt qui fait 3,50 à 4 mètres de hauteur par endroits et le mur du fond  qui a 2,50 mètres de hauteur. Enfin la haie mitoyenne est maintenue à 200 cm de haut...ce qui clôture cette superficie de 1,75 ares.

A peine visibles au sol, les moineaux (plus de 10 sur l'image) 
en groupe  prennent des bains de terres en poussière.



En sortant à gauche de la maison, la première partie de séparation 
du jardin mitoyen est constituée de panneaux de béton sur 5 mètres x 2 Ht.

Le magnolia présent ombrage partiellement la terrasse pendant quelques heures 
tandis qu'un nu sculpté se repose entouré de 2 orangers du Mexique et des boutures de plantes indigènes, fusain d'Europe, millepertuis, tamaris et petits fruits.
Des plantes évidemment appréciées des moineaux!


La haie de troène et de lierre, taillée en dehors des périodes de nidification, est un véritable refuge salvateur pour les moineaux qui s'y dissimulent à la moindre alerte!


Plus loin, en alternance avec la haie, le sureau est un véritable "garde-manger" en
 période de mue des moineaux...qui sont ainsi aidés par cette manne de fruits 
reconstituante après les nidifications.


Bien entendu, les mangeoires couvertes sont en bonnes places dégagées 
... afin de parer à toutes les approches des fauves de nos jardins.


Le long de la haie de troène, distante de 1 mètre, une seconde haie libre a été installée. 
Elle se compose de cornouillers, fusain, aubépines, érables champêtres et saules, 
qui sont truffés d'un hêtre, un charme et une bourdaine.

Ce bosquet (dont raffolent les moineaux) est régulièrement recépé ou taillé.


La mare, ou le point d'eau est l'endroit de réunion par excellence.
Ici ce sont des bains pour le nettoyage des plumes et leur rafraîchissement...
 ainsi que la boisson quotidienne dont les moineaux ont besoin pour s'aider
 à digérer les graines dont ce granivore se nourrit principalement !


La haie libre qui s'est densifiée, permet aux oiseaux de trouver 
des lieux de replis et aussi de gazouillements incessants!


Au fond du jardin de multiples 'petits arbres' sont la joie des oiseaux en général.
Perchés sur un malus, un prunier, un noisetier pourpre ou dans le lierre, 
c'est l'endroit idéal pour "marquer sont territoire" mais,
...pas trop loin d'une seconde mangeoire!


Nous les moineaux, les poules ont les adore car c'est aussi dans 
leur voisinage qu'il y a toujours à manger et boire en abondance...et puis, 
"même pas peur" des sympathiques poulettes rassurantes!


La maison des trois poules: Bianca, Nigrio et Roussette...toutes trois en ribotes!...

Notez que dans l'angle se trouve un arbre de houx (mâle) recouvert d'un polygonum 
en fleurs appréciées des abeilles...mais aussi des moineaux 
qui se cachent sous ses frondaisons.


Il y aura bientôt des raisins 'muscat', cette vigne est un perchoir idéal...
qu'il me faudra bientôt protéger de la gourmandise des merles du jardin.


Sur le mur plein sud des arbres fruitiers en contre-palissé ont étés installés.
Pour leur éviter l'insolation estivale ils sont à plus de 30 cm du mur. 

Entre fils tendeurs à 1 mètre du mur, des rangées de tomates 
ombragent la terre et les pieds des arbres ainsi préservés. 

Sous le figuier non loin de la mare s'abritent encore des pots de tomates.

 Dans ces superpositions de plantes, les moineaux trouvent facilement les insectes 
dont ils ont besoin pour nourrir leurs jeunes encore au nid.


Le grand mur, qui semblaient être au départ un désavantage disgracieux, s'est 
avéré être tout le contraire puisqu'il est un support idéal pour les 3 nichoirs..., 
dont deux, à trois ouvertures d'envols pour des familles de moineaux.

Étonnamment, les moineaux s'agrippent parfois aux aspérités du mur pour 
grappiller du sable ou je ne sais quoi ni dans quel but!?


Les mangeoires fixées sur des piquets sont construites avec des jouets 
en bois récupérés...ici, un chariot à roulettes! 

Les nichoirs eux sont réalisés avec des planches de vieilles portes démembrées 
ou des caisses à vin usagées glanées chez des viticulteurs ou des magasins.


Au centre de la photo se trouve un jeune cerisier... que j'espère arriver à 
contrôler afin qu'il n'ombrage pas trop le jardin. 

Au pied se trouvaient des bandes fleuries sauvages à présent nettoyées. 
Ces terres, à nu pour le moment, sont l'endroit idéal de bains de poussières des moineaux.
Ce qui est visible sur la seconde photo de ce thème!


Le jardin est truffé de petits arbres et de buissons... en général 
fruitiers comme cet Aronia  aux baies rouge-noirs savoureuses.
Les moineaux n'y toucheront pas mais les ramiers goulus bien!


Quoi de mieux comme perchoir qu'un  bouleau un peu mirador et nourricier 
et un conifère, un thuya thermorégulateur protecteur...celui du voisin, ouf!


Patience...le jasmin étoilé (au feuillage persistant) truffé d'un rosier grimpant couvrira 
bientôt ce haut mur pour devenir un gîte de choix pour les moineaux du quartier.
Ce qui est une bonne alternative au Lierre parfois trop envahissant!


 Tiens ce moineau est bien effronté d'ainsi se percher sur la chevelure de la dame!


Bon... ça va si je lui chatouille le pied?


Non! D'accord... je m'envole alors du dessus de la cuisse!

En conclusion et pour rappel, voici une liste des plantes présentes dans le jardin et favorables aux moineaux et à la diversité de vie en général, même en ville!


Feuillus:

Arbres
Bouleau

Petits arbres
Aubépine à un style, Malus domestica, Bourdaine, Fusain d'Europe
Sureau Noir, Noisetier pourpre, Érable champêtre

Arbres fruitiers
Pommier, Poirier, Figuier
Cerisier, Prunier

Arbrisseaux

Cornouiller sanguin, Saule noir


Arbres conifères et persistants:

Houx mâle, 
Thuya

Plantes à fleurs :

Plate-bande fleuries 
Anémone, Bleuet, Centaurée jacée, Coquelicot, Grande marguerite
Millefeuille, Millepertuis, Silène enflée, Tournesol, etc.

Plantes graminées
Miscanthus sinensis, Ray grass, Fétuque rouge, Pâturin des prés, etc.

Haies taillées en forme, haies vives et buissons:

Caduque: Troène commun à feuilles ovales (semi persistant), Hêtre,Charme, etc.
Persistant: Laurier tin, Laurier noble, Buis 

Plantes grimpantes:

Lierre à grandes feuilles, Clématite, Chèvrefeuille, Jasmin étoilé, Vigne, Rosier.

Petits fruits:

Groseillier, Framboisier, Cassissier, Amélanchier ovalis, Aronia.

Plantes aromatiques:

Romarin, Sarriette, Helichrysum, Sauge des bois, Etc.




vendredi 14 juillet 2017

"Les moineaux Bruxellois: le retour" de Forest à Saint Gilles!


Le Moineau  - (Passer domesticus).

&
Les actions/plantations (au jardin ou terrasse/balcon) favorables aux moineaux des villes!

Descriptions:

Moineau domestique adulte mâle.
Moineau domestique femelle adulte.

On m’appelle « pioupiou », on m’appelle  « piaf »…comme Edith Piaf, on m’appelle aussi « pierrot », qui suis-je ?...

Mais un moineau pardi !

Mais qui suis-je vraiment ?
...commençons par ma description corporelle et mes comportements principaux.

Je suis un oiseau assez commun et on m’appelle  Moineau domestique (Passer domesticus) pour me différencier d’autres sortes de moineaux comme le Moineau espagnol, le Moineau soulcie, le Moineau friquet, etc.

Moi, le « moineau des villes et des campagnes », tout le monde me connaît car j’ai à peu près colonisé tous les pays d’Europe et on me retrouve dans toutes les régions tempérées ou l’homme habite car je le suis partout là où il va et vit.

Je mesure de 15 à 17 cm de la tête au bout de la queue et je pèse entre 30 et 40 grammes adulte, mâle ou femelle. Ma température corporelle moyenne  est de  plus ou moins 41° degré. 

J’appartiens à l’ordre des passériformes de la faune aviaire (avifaune) qui est l’ensemble des oiseaux ou d’espèces d’oiseaux spécifiques d'une même région.


Oeufs de femelle de moineaux.

Pour me reproduire, si je suis une femelle, je ponds des œufs (plus ou moins 4 par couvées) qui ont été fécondés par le mâle. 

Ces œufs sont couvés pendant 13 à 14 jours par les deux partenaires qui ensuite (après l’éclosion des œufs) vont nourrir les poussins de grains ramollis et de larves d’insectes pendant une période de 14 à 17 jours jusqu’à l’envol et une certaine autonomie surveillée. 
En une saison et  à partir du mois de mars un seul couple peut avoir jusqu’à 4 couvées!

Comme je suis un oiseau, mon corps est couvert de plumes d’aspect fragiles mais très efficaces pour voler car elles sont à la fois légères et  surtout elles sont conçues pour ça… tout comme mon squelette dont certains os ont la particularité d’être creux.

Pour communiquer avec mes congénères je dispose d’un organe à nul autre pareil qui me permet de vocaliser, piailler, chanter, et crier pour manifester tout ce que je veux ou désire, que ce soit de la nourriture, de l’attention ou séduire.



Je sais aussi me faire entendre de très loin pour défendre mon territoire et ainsi prévenir mon groupe d’un danger et c’est aussi  pour cela que la capacité de modulation de mon chant  qui est de loin supérieure en variantes et finesse en comparaison avec celle des humains,  je perçois aussi les sons avec plus d’acuité.

Mais quelles sont les principaux signes distinctifs des moineaux domestiques ?




-        Si je suis un mâle, le dessus de mon crâne est gris (comme une casquette me donnant un air frondeur) et j’ai  sous le bec une bavette  plus ou moins noire, j’ai  des joues claires et aussi une ligne alaire (au milieu de mes ailes) blanche très apparente.

-        Si je suis une femelle ou un oisillon mon plumage est plus terne, moins marqué et  d’un coloris brun clair avec le crâne plus foncé et une ligne qui barre l’œil, mon dos est rayé et mon ventre est en comparaison gris/beige clair uniforme.

-        Je suis un des oiseaux le mieux connu car je suis étroitement lié aux habitats des humains.  Je niche habituellement dans un trou, souvent dans un bâtiment, mais il m’arrive aussi d’utiliser des nids abandonnés par d’autres oiseaux ou même d’en construire un dans le lierre ou les haies.

-        Je mange principalement des graines, toutefois, j’ai appris à tirer parti d’une grande variété d’aliments mis à ma disposition (volontaire ou non) par l’homme. A la fin de l’été en compagnie de nombreux autres  « moineaux citadins » je me rends sur les cultures céréalières et  potagères pour picorer et ramasser les grains mûrs.

-        A la différence de beaucoup d’autres oiseaux je ne pars pas en migration dans les pays lointains pour y trouver de la nourriture lorsque  vient l’hiver et je vais dès lors dépendre seulement des sources de nourritures apportées ou stockées par l’homme que j’approche prudemment  pour quémander subtilement  de la nourriture ou même chaparder parfois gaiement ! 

-        J'aime me déplacer en volant ou sautillant au sol avec d’autres moineaux car  je vis principalement en groupe familiaux ou colonies assez importantes  jusqu'à une vingtaine d’oiseaux.
-        Mon vol en ligne droite est fait de battements successifs assez vifs que j’alterne avec de brefs arrêts 
-        Je donne aussi  l’impression d’être en action de jeux tout le temps mais ce ne sont que des apparences car en fait toutes ces cabrioles sont dictées par des intentions ou des envies. Il s’agit le plus souvent de recherches de nourritures, de la défense d’un territoire ou d’un espace plus restreint, ou de l’approche d’un partenaire ou ...disons plutôt d’une partenaire si je suis un mâle pour que je puisse me reproduire en m'accouplant. 
-         A certaine période de l’année, si je suis un mâle, dès la fin de l’automne je me mettrai à la recherche d’un logement/abri pour que l’élue (ce sera elle qui choisira après une cour assidue!) accepte mes avances de mâle.




Alors, puisque maintenant nous sommes devenus des amis…, je peux te dire à présent tout ce que j’aime et ce dont  j’ai besoin pour être heureux,  chanter/gazouiller près de toi  et de ta maison.


En priorité, j’ai besoin de manger de boire, puis d’un lieu ou m’abriter/nicher et comme je suis un animal sauvage (quoique un peu domestiqué !). 



Exemple type de jardinet de ville "moineaux admis"!
NB: Les types de plantes sont proposés en fonction
de l'orientation.
J’ai  besoin de  la nature, avec la présence des arbres, des arbustes, des fleurs, de  l’herbe et surtout, de la terre et de la poussière ainsi que l’air et de l'espace pour respirer et voler.


Là...je prends un bain de poussière de terre!

         1. Comme nourriture, celle que j’affectionne le plus, ce sont les graines des céréales et les semences des fleurs, qu’elles soient potagères ou décoratives. 


La nourriture pour les poules
est un bon apport de base!
Les bandes fleuries sauvages installées au jardin
favorisent la présence des larves d'insectes tout
en étant nourrissantes pour les moineaux en général.














A la saison des nidifications pour nourrir mes oisillons il me faut des larves d’insectes… pleines de vitamines pour être beau grand et fort afin de résister tout de suite aux rigueurs du temps 
(pluie, vent et froid) puisque je vis dehors au grand air du jardin.

Bien sûr, je ne dédaigne vraiment pas les mangeoires installées par l'homme car c'est en sa compagnie que je me suis habitué à combler mes besoins de base, avec les restes de pain et les grains en surplus.






La table de nourrissage abritée
fixée sur un piquet ou même 
insérée au sommet d'une arcade installée au jardin.

         



               2. Pour m’abriter, nicher, je ne suis pas trop difficile car je prends ce qui est à ma disposition... que ce soit une vieille corniche trouée, ou bien un nid abandonné, mais aussi une haie ou un vieux lierre touffu pour m'y réfugier. 

Je n’hésite pas trop non plus à tester les boîtes/maisons que sont les nichoirs mis à ma disposition...disons-le, je ne suis pas trop difficile car je garnirai le lieu trouvé de plumes, branchages, pailles et plus de choses encore pour le rendre très douillet… en prévision de la couvaison & lorsque arriveront mes petits!



Les nichoirs/maisons/abris que j’affectionne sont plutôt du genre "collectif" qui abritent plusieurs familles.            
NB: J'ai parfois besoin de temps pour l'adopter.



         3. Je voudrais à présent t’expliquer les nombreux lieux naturels sauvages (habitats) que j’affectionne. J’aime la nature sauvage... mais pas seulement puisque je me suis depuis si longtemps maintenant habitué à l’environnement de l’homme et sa fièvre de construction et aménagements... même (surtout) un peu bohème car j'en tire un meilleur parti d'abris.

Cependant moi, ce que je veux ce sont des arbres de toutes les tailles et auxquels je suis habitué car je les connais bien et je peux donc en tirer profit tout au long de l’année pour y prélever ce dont j’ai besoin comme nourriture et aussi pour m’y abriter, chanter, et gazouiller tout au long de la journée. (voir croquis de jardin plus haut!)

Exemple de terrasse favorable aux moineaux.

J’ai aussi besoin de me sentir en sécurité et profiter des cavités et du groupe pour être protégé des prédateurs, que ce soient les grands oiseaux qui m’agressent ou bien les chats et autres animaux domestiques de plus en plus nombreux dans les villes. Pour cela, rien de tel que des recoins difficilement accessibles par ceux-là qui me chassent pour me manger… ou parfois simplement pour « chaparder » et me faire du mal !


            4. Et puis, je ne voudrais pas oublier de dire que pour boire, être frais et beau…les plumes  lissées pour bien voler, j‘ai besoin d’un endroit remplit d’eau pour y prendre mon bain "quasi quotidien",  dans une mare (sécurisée par une grosse branche affleurante, c'est mieux!) 


                                                       ...ou dans une coupelle d'eau fraîchement renouvelée.

NB: Lorsque je parlais de la terre et de la poussière comme une nécessité... c’était aussi pour m’y ébouriffer et chasser la vermine qui se niche dans mon plumage.




             5. Enfin, comme tout animal, j’aime la compagnie des autres animaux et principalement (en tant que moineau) ceux élevés par l’homme car je les connais bien et j’en tire souvent des avantages, comme par exemple, la présence d'un poulailler...


un lieu qui me procure de la nourriture et de l’eau et d’autres cadeaux utiles en abondance, le tout en agréable compagnie des poulettes... pas agressives du tout !



.

En conclusion…, comment dire ?

Mais oui…, comme le disait le renard dans le livre « Le Petit Prince » 
de  Antoine de Saint-Exupéry :

« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.»


Rédaction : André Teuwen – andre_teuwen@yahoo.fr
Dessins de jardin et terrasse: A. Teuwen

Références et bibliographies principales :
Les oiseaux de nos régions : J Andrews – Photo-guide Elsevier - ISBN 2-8003-0246-1 
Oiseaux : Nature en poche – LAROUSSE - ISBN 978-2-03-560410-1

Encyclopédie Web: Wikipédia, Wikimédia.
Web: http://www.oiseaux.net/oiseaux/moineau.domestique.html