jeudi 31 mars 2016

Une couche chaude de grand gabarit.

Au 31 mars 2016...

Avec un peu de retard, une nouvelle couche chaude  vient d'être réalisée dans un cadre de planches,... encore et toujours de réemploi par principe d'économie "durable".

En voici les dimensions de la structure finie: Longueur 300cm x largeur 100cm x hauteur arrière 40cm et avant 20cm. Les planches ont 4cm d'épaisseur et elles ont été recouvertes d'une solution de protection anti-pourrissement bio.

NB: Un abri sous verre est une couche chaude lorsque le fond (lors de la réalisation) a été préalablement recouvert de 15 à 20cm de purin/fumier (ici, du fumier de cheval)! 

         L'action "couche chaude" est valable de 1 à 2 années si le fumier est réactivé.




...Naturellement, la couche chaude devient un "abri sous verre" froid ensuite.










Le cadre posé au sol, de préférences sur des briques, la première opération sera de creuser le sol à l'intérieur sur une profondeur de minimum 20cm. Les terres ainsi extraites seront réservées dans des caisses et au sol en essayant de préserver les différentes couches.






Le cadre est recouvert à l'intérieur d'une couche de géotextile de 50cm de hauteur. Cette membrane protectrice recouvrira le niveau de planche inférieur 20cm jusqu'au fond du trou creusé.


Ce fond bien nivelé, est recouvert de vieilles branches de bois sur quelques cm. et en y ajoutant un peu de terre-mère en intervalles du bois bien tassé!











Une petite couche de paille/feuilles et déchets naturels de jardin sont ici bienvenus. 

Il s'agit de tontes anciennes séchées, de paille et/ou foin, de chaumes et feuilles de grandes graminées, roselières. 

Ex. miscanthus, pennisetum... etc. 






Vous remarquerez le beau coup de pelle de Jacques chez qui cette couche est installée.




Le fumier de cheval, rassemblé et disposé sur les caisses le long du cadre, va à présent pouvoir être versé et réparti à la fourche dans cet espace.
...Une bonne paire de botte aurait été plus efficace que mes grolles et bas de pantalon ici en souffrance!





Le travail avance bien par cette belle journée juste moyennement ensoleillée.




Ici, les crottins des chevaux sont encore bien visibles. L'odeur est forte,...gage d'un bon travail de chauffe future de la couche!

Cette couche doit avoir 15cm au minimum et être abondamment mouillée (avec de l'eau de pluie) avant de poursuivre les différentes superpositions de substrats.
A présent c'est au tour de la couche arable de 15/20 cm de hauteur tassée.
Pour cela, il faudra faire un mélange de terreau, terre franche et sable. Comptez 2/3 de terreau et 1/3 se composant d'un part de sable pour une part de terre franche (terre de jardin traditionnel). Pour faire ce mélange le plus facile est de le réaliser au sol sur une bâche solide. Verser le terreau, suivit du sable et puis de la terre de jardin (comme sur le tas visible ci-contre) et mélanger à  la pelle de maçon,...avec ce même mouvement du maçon préparant le ciment.


Cette préparation de la couche arable est répartie.balancée à la pelle dans le cadre.
Avant de poursuivre, il faut bien tasser la terre; par exemple avec des planches sur lesquelles on appuie avec son propre poids.

Vient ensuite la dernière couche de compost tamisé. Le meilleur compost est le compost mixte de ménage bien mûr qu'il faudra répartir en surface sur une couche de 4 à 5 cm. d'épaisseur.




                                                                       Mais d'autres compost et/ou fumier sont également utilisables. Comme par exemple, et c'est le cas ici, un fumier-composté de déchets du poulailler. 


Ce dernier compost a été tamisé sur un vieux sommier (le sommier "auping" est très efficace mais rare en récup. et surtout très cher à l'achat neuf!)  directement sur le cadre ce qui était bien aisé!

Attention!
Mais d'autres compost et/ou fumier sont également utilisables. Comme par exemple, et c'est le cas ici, un fumier.composté de déchets du poulailler.

Dans le cas d'un compost de fumier mélangé à d'autres matières (pailles, etc.) cette dernière couche devra être mélangée incorporée à la couche arable car sinon, telle quelle, elle brûlerait les semis!

Le travail des différentes couches superposées s'achève et le temps est à présent venu de nettoyer, gratter et c'est Jacques qui s'y colle!


 Moi, je manipule balai à main avec "dextérité" content du joli résultat.

Contre le mur, (dans mon dos) se trouve la plaque  qui va recouvrir la couche.

Il s'agit en fait d'une protection transparente en polypropylène choisie en alternative au châssis de verre qui aurait été bien trop grand et lourd d'un seul tenant.


Pour cette grande couche cette couverture est vraiment bien indiquée,...en n'oubliant surtout pas de la poser sur le cadre du bon côté, résistant aux ultra-violets.

Notre journée crépusculaire s'achève, Il reste des finitions à faire,...mais ça, c'est pour plus tard, la semaine prochaine peut-être!?...




En guise de conclusion, voici la précédente couche chaude de 90 x 90 cm x 40ht et ce qu'elle contient à ce jour; des semis de salades, des  bébés choux brocolis et en intercalaires des cotylédons de carottes avec des pousses de lin qui avancent bien!...

dimanche 14 février 2016

Témoignage de la présence des moineaux en ville.

Bruxelles ce 14 février 2016

Les Moineaux du quartier :  Mozart-Roosendael-H.Maubel à Forest

Lorsque je suis arrivé en 2010 dans mon nouveau quartier Forestois, proche de l’Altitude 100 -la bien nommée à Bruxelles-, j’étais loin d’imaginer les cadeaux «piaillants» qui m’y attendaient! 

Je parle ici en particulier des nuées de moineaux que j’allais jours après jours apprendre à observer et dénombrer.A mon entrée dans mon nouvel espace au rez-de-chaussée d’un petit immeuble de 3 étages, j’étais fort content de découvrir que le jardin de ville grand de 1,5 ares et tout en longueur avait été remis à plat et n’attendait donc que mon courage et imagination pour devenir le jardin naturel qu’il est de plus en plus aujourd’hui. J’ai tout de suite pu observer la présence assez importante de multiples oiseaux dont des geais des chênes, et des  pic-épeiches  qui étaient les  points d’orgue des nuées de passereaux habituels en ville.

Pour la petite histoire, avant mon arrivée quantités de moineaux s’ébattaient déjà dans les frondaisons de lierres qui parcouraient le mur du  jardin (exposé plein sud) sur plus de 20 mètres de long et 3 à 4 mètres de haut, ce qui était sans doute leur refuge idéal. Ces plantes ont été malheureusement arrachées car les lianes incontrôlées provoquaient de multiples dégâts dans le haut du mur en le traversant sous les tuiles faîtières.

Patiemment, j’ai donc reconstitué le lieu en tenant compte de la  présence des oiseaux en apportant/plantant des plantes indigènes du genre, aubépine, cornouiller, fusain, saule, malus, ainsi que des plantes susceptibles de former une haie mixte adossée à une haie taillée de troène préexistante.Le jardin mitoyen -côté nord- assez mal entretenu (à ma plus grande joie) se compose aujourd’hui encore d’essences d’arbustes et/ou petits arbres du genre lilas, seringat, noisetier, forsythia et surtout un conifère à feuillage plat et souple du genre thuyas de grande taille et fort bien ramifié. Ce dernier arbre de + de 10 mètres de hauteur constitue, hiver comme été, un abri pour les oiseaux en général car ils y sont bien dissimulés en plus de les protéger des fortes intempéries tout en leur apportant parfois des surcroîts de nourriture en saison.

En 5 années, j’ai vu croître le nombre d’oiseaux présents dans mon jardin d’une telle manière qu’à présent je l’appelle « ma volière sauvage »! Mais cela ne s’est pas fait tout seul car des séries d’aménagements ont aussi été programmés et accomplis. Des multiples mangeoires sont à présent installées dans différentes parties du jardin, j’y mets en période hivernale des graines variées pour oiseaux de jardins que je complète avec des boules de graisse accrochées à différents endroits avec aussi, à l’intention des merles, des trognons de pommes et des raisins secs.

Voici un an, j’ai construit  dans le fond du jardin un poulailler de 3 poulettes pondeuses, Bianca, Nigrio et Roussette.  Depuis cette installation avec mangeoire accessible à tout venant, j’y ai vu les visiteurs ailés se multiplier. La grosse mangeoire des poules se vide, non seulement par ces dernières mais aussi et surtout par les différents pigeons (ramiers), tourterelles accompagnés de nuées de moineaux de plus en plus nombreux.Il faut dire que ces derniers sont gâtés car ils ont dans cet environnement des nombreux lieux de nichée. Outre les abris/nichoirs construits dans le jardin à leur intention, mais qu’ils délaissent,  ils disposent de nombreuses corniches/tabatières et autres cavités que les riverains ne se sont pas encore évertués à combler à tout prix.

 A la même heure que celle du couché des poules, tous les moineaux subitement disparaissent à la vue pour se réfugier dans ces lieux souvent hauts perchés des maisons des villes.Mais je sais que dès le lendemain lorsque que j’aurai pourvu à leurs besoins, à grand renfort de croûtons et autres graines, ces bandes  constituées souvent de plus de 20 individus viendront se repaître à l’envi !Ils savent aussi qu’ils trouveront dans le jardin des espaces de terres cultivées ou nom avec des restes de graines et ou semences diverses comme les bandes de fleurs sauvages installées pour les insectes mais dont de multiples passereaux se délectent des graines tout au long de l’année.

Quel plaisir de les entendre se chamailler/chaparder la nourriture de leurs pareils, quel délice de ressentir dès l’aube leurs gazouillements à grands renforts orchestrés, quelle joie de les voir s’ébattre dans la mare -munie par précaution de rondins de bois salvateurs- et qu’ils partagent avec toute la gente ailée des alentours. Ce sont aussi des bains de poussières sèches -qui se trouvent sous l’appentis- qui font leur bonheur de chasse aux parasites en utilisant sans doute le formica du jardin présent au pied du grand mur et dont petits et grands moineaux s’imprègnent en commun !

Moineau domestique est son nom, sans doute est-ce une branche parallèle du moineau friquet plus sauvage, mais qu’il porte bien son nom car il est en grande partie inféodé à la présence de l’homme et des actions faites sur son milieu.Autrefois,  le sympathique passereau se trouvait-le plus souvent- dans  les environs des maisons qui majoritairement étaient construites en milieu rural/semi-urbain et qui constituaient aussi des petites exploitations avec  d’autres animaux domestiques comme des poules et parfois une étable/abri d’un cheval  et de quelques cochons.Les cultures agraires/potagères étaient généralisées et le milieu ne s’était pas encore trop minéralisé. C’est donc dans cet environnement là que cet oiseau trouvait les éléments nécessaires à son existence protégée des rigueurs naturelles, que ce soient celles des hivers rudes comme celles des prédateurs car il y avait trouvé une niche sécurisante pour son bien-être et  son développement.

Je constate encore  dans leurs comportements ces habitudes qu’ils ont pris de se déplacer d’un agglomérat de maison à un autre ou d’un jardinet à l’autre car ainsi-il me semble- ils peuvent s’assurer d’approvisionnement réguliers nécessaires et continus.J’en veux pour preuve, ces subdivisions de groupe de moineaux qui  s’en vont quérir leur pitance dans les autres jardins du quartier, un groupe équivalent de + de 20 individus restant présent sur place,… sans doute pour s’assurer de  la garde des provisions !

Pour encore mieux les fixer dans le quartier, voici une dernière action:

 















Les moineaux aiment les habitations conviviales/communes et à bas prix,...alors, en vue de la saison prochaine, voici un modèle de nichoir réalisé à partir de vieilles caisses à vin en bois. Cet habitat a été recouvert d'un mélange de ciment pour une meilleure résistance aux intempéries et aux rayonnements du soleil car il sera fixé sur un mur exposé plein sud... 
En attendant les gazouillis prometteurs!

vendredi 11 décembre 2015

Les légumes des marchés populaires au Maroc

Les marchés populaires du sud Marocain regorgent de fruits et légumes tous plus attrayants les uns que les autres. 
Ils ont gardés cet aspect à la fois colorés/goûteux et simples de nos marchés d’antan,... d'avant les productions industrielles calibrées pour les "super marchés"!


Les fournitures de ces marchés de denrées alimentaires sont principalement assurées par des petits producteurs (souvent locaux) travaillant de manière artisanale en famille.
Mais dans quelles difficiles conditions?...
La terre dans ces régions n'est pas riche, souvent rouge d'aspect (constituée en partie par des sables du désert et les limons des roches) elle est aussi gorgée de sels qui proviennent des embruns marins le long des côtes et jusqu'à plus de 50 km de la mer à l'intérieur des terres.
C'est dire que ce substrat ne génère pas les meilleures terres pour les cultures!

Et pourtant, les agriculteurs du Maroc sont parvenus à extraire le meilleur rendement de ces conditions difficiles car ils ont su s'adapter et tirer parti de toutes les ressources disponibles. 
Dans ces régions désertiques,souvent vouées au pâturage, les purins d'animaux sont un apport essentiel de même que toutes les formes de lisiers, produits pas les gallinacées, les chèvres et les moutons ne sont pas négligées. Souvent aussi les déchets végétaux de "tous venants" viennent enrichir les champs qui en ont bien besoin. 
Et comme si de telles conditions difficiles ne suffisaient pas, l'eau souvent fait défaut...quand elle n'arrive pas de la montagne en torrents, en balayant sur son passage toutes les cultures principalement localisées près des "Oueds"...ces cours d'eaux quasi à sec tout au long de l'année.
Heureusement, depuis des siècles les autochtones ont créés des bassins de rétention d'eau qui sont constitués de deux sources distinctes.
La première provient de la canalisation des eaux pluviales qui sont ainsi dirigées vers des puits, parfois fort grands.


Dans la région de Mirleft, j'ai rencontré le cultivateur d'une petite parcelle potagère qui est irriguée par l'eau d'un puits de rétention de dimensions fort honorables. Cet ouvrage réalisé par son frère aîné mesurait en sous sol 7 mètres de profondeur sur 10 mètres et dans une forme carrée... ce qui représente tout de même 700.000 litres d'eau... de quoi parer au plus pressé! Arroser les cultures potagères installées dans les gorges (ces espaces entre collines) d'écoulements naturels des eaux n'est pas chose simple car l'eau extraite du puits est souvent apportées à la main avec des seaux.
Omar, le cultivateur ne s'en plaint pas, trop heureux qu'il est d'avoir à portée de bras cette eau bienfaitrice sans laquelle aucune culture n'est possible.
Les autres puits sont alimentés  par des captages d'eau dans les nappes phréatiques souterraines naturelles . Ces nappes ont aussi deux origines différentes, l'une est alimentée par les pluviosités naturelles, mais rares, l'autre est constituée par des rétentions beaucoup plus anciennes et non renouvelables. 

Les paysans de ces régions ont aussi adoptés des techniques de cultures maraîchères qui rendraient jaloux nos 'Maître-Maraîchers' occidentaux car, à l'instar des cultivateurs d'Amérique du sud, ils pratiquent ces cultures que nous appelons complémentaires-bénéfiques et dont voici la règle de conduite. 
Sur une même parcelle les maïs, accompagnés de tomates, haricots ou pois, et potirons sont cultivés simultanément.
La raison en est bien simple puisque les cannes de maïs serviront de support pour les plantes potagères grimpantes comme les tomates et les haricots. 
Ces derniers apporteront des fertilisants naturels comme de l'azote synthétisé par la lumière absorbée et mis en réserve dans les racines (nodules). 
Enfin, les potirons, en plus de pouvoir accrocher leurs branches et feuilles aux chaumes de maïs pourront poser leurs fruits au sol en l'ombrageant en même temps du soleil fort ardent en été.
Ci-contre, dans un marcher couvert de Tiznit l'étale de l'épicier regorge de fruits et légumes locaux attrayant,...mais pas seulement. 
Les cucurbitacées, courges et autres melons se trouvent en bonne place et voisines avec des mains de bananes de petits calibres, fermes et délicieusement sucrées. Ces derniers fruits produits n'ont décidément rien à voir avec nos grosses bananes "Cavendish" produites dans des contrées lointaines à grands renforts d'engrais et produits sanitaires...!


Sur les hauteurs du petit village Berbère, "Igrar El Maatoug" dans la région de Mirleft les puits anciens sont nombreux. Chaque village en amont possède  le sien qui est entretenu avec amour par la collectivité car il est souvent un lieu de rassemblement où les ménagères viennent s'approvisionner en eau et aussi y faire leurs lessives. Souvent clôturés par des murs de pierres surmontés d'épineux répulsif des animaux domestiques et aussi sauvages, ces espaces incorporent parfois des petites cultures de plantes condimentaires/aromatiques.

Par les pratiques respectueuses de l'environnement, les oiseaux ainsi que les papillons - nichés dans des lieux qui font la joie des botanistes et des ornithologues - sont en général fort nombreux. On retrouve dans les plaines rocailleuses, dans les collines et au bord de la mer quantité d'espèces migratrices provenant de nos régions et qui - après avoir traversé l'océan ou la méditerranée par le détroit de Gibraltar - trouvent ici leurs quartiers d'hiver et la nourriture en abondance. Le papillon 'Belle Dame' parcoure ainsi plus de 3.000 km tout comme l'étourneau qui nous rapportera de là des nouveaux chants apprit au contact des autochtones de ces contrées Africaine.
C'est aussi ici que se retrouve l' "Alouette des champs" et le "Tarier des près" qui lui descend encore plus bas...aux portes du Sahara Marocain!
Les produits de l'agricultures se cultivent également dans les oasis qui se trouvent quelques fois au cœur ou à proximité d'ancienne localité. 
Ainsi, la petite ville de  "Ain Oulet Jerrar" à 17km de Tiznit est une curiosité. Depuis plus de trois siècles, une source d'eau alimente les cultures de légumes et de grains ainsi que les oliveraies de cet oasis bordés de murs d'enceinte en pisée.


Les figuiers, grenadiers et les oliviers voisinent avec les vignes et les bananiers qui ceinturent des champs de maïs ainsi que d'autres céréales comme de l'orge. Se promener dans ces dédales de voies d'eau qui alimentent les cultures est un plaisir des sens qui n'a d'égale que la fraîcheur apportée par ces chemins parcourus à l'ombre des arbres parfois fort grands. Pourtant, je suis triste de constater l'état d'entretien général de ces espaces qui petit à petit sont délaissés par les jeunes générations trop attirées par la ville et ses "feux de bengale" prometteurs!

La vie et les coutumes locales semblent pourtant être bien attirantes,...à l'image de cette boulangerie de cuisson des galettes que vient retirer cette jeune femme et ces enfants. Ils enlèvent leur préparation qui a été cuite par l'artisan spécialisé/préposé à la cuisson des pâtons que lui apporte la ménagère. Ainsi donc, en plus des quelques pains qu'il réalise et cuit dans son propre fourneau, ce four est aussi comblé avec les galettes réalisées par le voisinage...peut-être moyennant quelques dirhams Marocains ou d'autres échanges!?


Sur cette bâche - à même le sol - au pied d'oliviers centenaires, des olives noires sont mises en séchage quelques temps avant d'être traitées au jus de saumure en vue de leur conservation. De cette masse, une odeur un peu acre se dégage et je suis étonné de ne pas y voir les mouches roder. Dans l'oasis les arbres d'oliviers atteignent des  très grandes dimensions ce qui les faits ressembler parfois à des saules ou des peupliers,  et ils semblent ne pas être taillé spécifiquement pour la fructification,... cependant ils produisent bien tout en ombrageant partiellement bien les terres.


Les couleurs contrastées, souvent d'origines naturelles, qui pigmentent les murs peints à la chaux semblent venir d'un autre âge,... tout comme l'aspect rustique des murs de ces anciennes cités fortifiées.

Mais, comment ne pas être séduit par ces atmosphères chaudes qui ont su être préservées de trop de convoitise car ici rien n'est à voler,... sinon par le regard et la vue des hommes du désert et celle de leurs femmes voilées,...gracieuses!

Ces  grandes assiettes en bois pourraient sembler anodines,... mais ici au cœur de ces paysages, dans ces contrées minérales et pauvres où, en dehors des oasis épars, presque rien ne pousse - hormis les arganiers endémiques et quelques palmiers dont les racines ont su trouver une nappe d'eau - ces plats d'essences rares sont un trésor.
Ils servaient autrefois au couscous partagé en famille et que les autochtones mangeaient (tout comme aujourd'hui encore parfois) avec les doigts et avec une dextérité étonnante!

A même le sol et sur des nattes ou des tapis ces contenants étaient disposés de manière centrale et chacun pouvait s'y servir à sa guise à la main pour avaler la bouchée en se léchant les babines de plaisir.

                                                      
Dans la pénombre de boulangerie, j'ai eu du mal à reconnaître dans cette construction le four à galettes et pains Marocains. Les marmitons/boulangers y étaient pourtant nombreux à enfourner et retirer les pâtons de toutes les dimensions. Ils se sont écartés de bonne grâce devant le "touriste" aux yeux hagards qui débouchait dans ces lieux sombre, la vue encore inondée de la lumière et du soleil de l'extérieur.
Sur le côté, des enfants piaillaient comme des moineaux en vue de pains, ces pains fraîchement cuits qu'ils venaient enlever.


Avant de décortiquer les cônes de maïs, ceux-ci sont entreposés à l'ombre et au sec pour y sécher,...le temps qu'il faudra car ici, aux portes du désert la lenteur, garante de longévité est une vertu.

Il n'y a que les enfants qui sous cette chaleur courent dans les rues. Ils se poursuivent, font des cabrioles, jouent souvent au "foot" et sont toujours étonnés de voir arriver ces étrangers,... si blancs qu'ils semblent plutôt lunaires que terrestres. Après avoir suivit l'étranger, d'abord du regard puis plus effrontés en se glissant dans ses pas, ils décochent des sourires désarmants et si gracieux qu'il serait vain d'en traduire les intentions.

Ou peut être, jouissent ils encore de cette permissivité de leur âge qui les dédouanent des conventions et des bonnes mœurs de la religion!?


Alors, ne m'en veuillez pas d'avoir douté des règles de dissimulation des corps féminins car en entrant dans cette pièce, j'y ai vu tout autre chose que ce pourquoi ces formes sont destinées.
Un instant,..fort bref cependant, je me suis dit qu'un artiste avait trouvé un exutoire à ses multiples frustrations en représentant ses désirs inassouvis. 
Il ne s'agissait en fait que de mini fours à pains qui sont façonnés en formes de galettes collées sur ces formes préchauffées...avant d'arriver à maturité!...

samedi 24 octobre 2015

La Sibérie... Les 4 saisons près de chez vous

Bonjour,

Après cette longue période sans publications, voici une information...

Pour celles et ceux qui se posent ces quelques questions essentielles :

Hybrides FI: C'est quoi ça?

Produire et consommer des légumes frais pendant la période hivernale; quelques indications sur notre Belge endives, Le "Chicon".

Et...des tableaux explicatifs des différents types de légumes avec leurs modes de culture et/ou conservation.

Bonne lecture...

ICI: ou ci après... http://www.cthgx.be/siberie-52.pdf

lundi 17 août 2015

Aux journées "Portes ouvertes" 2015 chez SemailleS

Trucs et astuces glanés aux "Portes ouvertes"  à la mi- août 2015 chez SemailleS.

Il m'est impossible de relater l'entièreté de la visite commentée par Catherine Andrianne concernant la productions des légumes, fleurs et fruits qui donneront les semences biologiques conservatoires proposées, puis l'exposé sur les techniques de récoltes et sélections des semences par le spécialiste chez SemailleS. 
Mais, quelques photos.commentaires et astuces sont toujours bienvenues en vue de nous ouvrir au monde fabuleux de la récolte de semences paysannes conservatoires et les modes de commercialisation à taille humaine/artisanale de cette entreprise sur l'entité de Gesves à Faux-les-Tombes dans la Province de Namur.

Il fait beau ce dimanche et la température est idéale pour écouter tout en déambulant dans les (très grandes) planches potagères/productrices.




C'est tout d'abord lors de la présentation de ce concombre potager autant  coloré que savoureux, aux dires de Catherine Andrianne (la responsable des lieux) que j'entre de plain pied dans la visite.

Ici point d'avarice car, en plus de commentaires épiques et savoureux, la maîtresse des lieux va (me) nous balader à souhait dans ce domaine fleurit à la fois rangé, bucolique et odorant.

Voici quelques unes de ses réflexions et éclaircissements




Les bandes fleuries sont la plupart du temps associées avec d'autres plantes potagères compagnes qui favorisent  leurs développements mutuels tout en les préservant des maladies.



L'abondance de fleurs "décoratives" cultivées en intermédiaires des plantations favorise les pollinisations par les insectes et particulièrement les abeilles garantes de beaux fruits savoureux tant aux espaces de légumes  tout comme dans les rangées de petits fruits ainsi que pour les arbres fruitiers en alignement.






Qu'il est appréciable d'admirer ces belles couleurs florales, 
ici l' agastache un condiment épicé à la saveur à nul autre pareil.





Entre les  bandes fleuries de Cosmos blanc,
les massifs de fleurs jaunes, qu'ils soient de tagètes ou d'autres essences et les rangs d'oignons en fleurs (en fait des poireaux) le visiteur circule sur des bandes de gazons verts en tapis.
Plus loin, à la lisière de l'espace, des arcades à pointes sont couvertes du feuillage grimpant/volubile du Cyclantère -une cucurbitacée originaire du Pérou- donnant à maturité un mini-concombre apprécié des Sud-Américains.





En rangs serrés, les poussent de chicorées sauvages en fleurs se disputent l'espace -deux rangées plus loin - avec les amarantes Queues de renard.

Ce sont ces amas de fleurs bleues (à l'avant plan) qui sont la partie immergée de ces grosses racines qui - à terme, après les bonnes mises en conditions - nous donneront les doux/amers "whitloof", nos chicons nationaux!




Et que dire de ces splendides dahlias au cœur jaune/noir entourés de pétales radiés d'un rouge si bien mis en valeur sur le feuillage pourpre.

A l'arrière, on devine une multiplicité de salades montées, presque en graines et qui apportent ici un contraste parfait, surtout avec plus loin ces feuilles de choux et sans doute une belle rangée de fleurs de soucis.







Au vu de ce qui précède il apparaît  de plus en plus que l' entreprise semencière artisanale Semailles tente le pari de préserver les acquits régionaux particuliers. Plus largement c'est la Belgique tout entière qui est souvent mise à l'honneur.

En témoigne les successions de tomates présentées avec description du cultivar et l'origine locale dont est issu le nom.
De la tomate de Huy, en passant par celles de Namur, de Bruxelles et d'ailleurs, il semblerait bien que nos anciens fermiers/paysans/potagers se soient fort bien débrouillés pour acclimater les délicieuses solanacées venues d'outre-atlantique.




Des rouges, des vertes et des jaunes, des violettes, des bigarrées...

Nos richesses d'autrefois ici glorifiées!




Tout cela bien entendu ne se fait pas sans travail...en témoignent les outils aujourd'hui rangés/alignés comme des petits soldats prêt à en découdre, mais avec tendresse avec ce splendide terroir qu'ils ont à cœur de préserver et respecter jour après jours!

Bien sûr, d'autres outils et compétences sont bien nécessaires pour arriver à récolter et produire les sachets de graines sélectionnées au mieux.

La main de l'homme est aidée en cela par quelques machines simples et efficaces, comme cette "Trilleuse/calibreuse" représentée avec humour par ce "b-Bonhomme/Alien" qui semble rire de tout ce fourmillement environnant!

Bien que la majorité des cultures se fasse en plein air d'autres espaces protégés sont aussi présents sur le lieu.

Parfois à certaines étapes de cultures et aussi pour préserver les sujets potagers plus sensibles...tout comme, poursuivre le travail au sec dans nos contrées parfois (trop) pluvieuses, quelques serres/tunnels sont présentes, mais elles ne défigurent pas la beauté du site.



Je dirais même que cette machine électrique évoque en moi quelques épiques souvenirs d'enfance car elle ressemble bougrement, -mais en plus efficacement raffiné - à l'émondeuse chargée de séparer la peau des fruits secs après lavage.

C'était une machine à courroie assez dangereuse puisque mon doigt -le majeur écorché- en témoigne encore aujourd'hui!

Il m'est Impossible de quitter cet endroit magique à l'image de ce groupe de moutons - roux de la race Ardennaise - rassemblés....


Et sans  partager - virtuellement - le met végétarien savoureux que j'y ai dégusté...avec une bonne bière Belge comme il se doit, la blonde Saxo bio...un délice!

samedi 16 mai 2015

Réouverture du bac/potager des "Incroyables comestibles Forestois"

Plus que quelques jours et quelques légumes de "Nourriture à partager" seront prêts à être récoltés!



Entre-temps un nouvel abri pour tomates et quelques autres plantes potagères sensibles à l'humidité est construit/préparé à recevoir ces solanacées délicates ...au "nord de la Loire" comme disent les Français.
Je vous avoue cependant que cette "appellation" n'est -selon moi- pas toujours valable car la localisation de certains espaces/jardin permet la culture de ces savoureuses "pomodori" (pomme d'or en Français) jaunes, rouges, vertes et autres panachées ou particulières comme cette "tomate du voyageur" à sacs distincts.

Dans la petite serre, les "couches" de pépinière se portent à merveille.


Quelle différence entre cette méthode de culture traditionnelle (sous nos latitudes) et les autres semis réalisés en veranda ou sur un bord de fenêtre. Les plantules protégées des intempéries mais cependant soumises aux températures nocturnes plus fraîches sont belles et vigoureuses ce qui assure une bonne reprise lors de la transplantation en place. Navet, chou brocolis et même les physalis (cocqueret du Pérou) plantés montrent leurs formes éclatantes.

Je ne voudrais pas achever ces quelques lignes sans mentionner la belle santé des trois poules vigoureuses qui ont prit possession de leur logis fin avril.

Bianca la 'Leghorn' (originaire de Livourne) pond un oeuf blanc (comme sont plumage) quotidiennement; Roussette, une poulette de campagne "petit gabarit" y ajoute régulièrement sont oeuvre couleur crème; quand à Nigrio la craintive...elle semble être encore trop jeune pour ovuler!



N'empêche elles semblent bien logées et profitent au mieux de leur espace qu'elles ont déjà bien labouré, ce qui est leur activité quasi permanente, juste entrecoupée par quelques  "Kot-Kots-Codakes" annonciateurs d'une ponte imminente ou et/ou achevée!


Enfin, la couche froide -installée début mars- fait merveille avec des carottes de Berlicum et les échalotes en bonne compagnie et parfois moins bonne d'escargots égarés et aussitôt déménagés (sans état d'âme) au poulailler!

Allez... c'est bientôt l'été, et les pivoines comme les demoiselles vont prendre des couleurs!


 

Enfin, voici le nouveau landau (cage à poule à roulettes) des poules déjà à l'oeuvre  de 'picorage/nettoyage' sur les carrés potager. Bien qu'elles n'aiment pas du tout d'être déplacées... une fois à demeure, elles ne se font pas prier pour labourer et débarrasser les planches de toutes ces vermines (limaces et autres) qu'elles adorent!